Lors d'une allocution au Conseil d'État, Sébastien Lecornu a souligné que la France et l'Europe doivent rester des bastions de l'État de droit, aujourd'hui menacé par des forces populistes et autres critiques qui en font un obstacle à la gouvernance.
L'État de droit, essentiel pour limiter l'arbitraire et garantir une autorité publique soumise aux lois, constitue le fondement de notre souveraineté. Lecornu a déclaré : "Sans cadre légal et juges indépendants, les libertés et notre démocratie s'effondrent face à la force brute." Cela implique une primauté de la loi si nous souhaitons préserver notre liberté et notre indépendance.
Le Premier ministre a mis en lumière les divers défis auxquels l'État de droit est confronté : de nombreux populistes opposent désormais le peuple aux institutions, et certains ne respectent les règles que si elles servent leurs intérêts. Il a ajouté que les régimes autoritaires détournent la législation pour renforcer leur pouvoir plutôt que de la respecter.
En outre, il a averti que l'État de droit pouvait également être fragilisé de l'intérieur par des discours qui le présentent comme un frein à l'action, pointant du doigt certains responsables politiques qui cherchent à le remettre en question.
Néanmoins, Lecornu a affirmé que l'État de droit ne doit pas être un prétexte à l'immobilisme. "Nous devons adapter le droit pour protéger l'État de droit", a-t-il insisté. Cela souligne l'importance d'un équilibre entre les besoins d'adaptation et le respect des principes fondamentaux.
Il a également salué la nomination de Marc Guillaume en tant que vice-président du Conseil d'État, saluant ses années de service aux plus hauts niveaux de l'administration. Marc Guillaume, reconnu pour son parcours exemplaire, a occupé des fonctions clés, y compris celle de préfet d'Ile-de-France, où il a joué un rôle crucial dans les préparatifs pour les Jeux olympiques de 2024.
Sa nomination est perçue comme un atout stratégique dans la lutte pour maintenir une France forte et respectueuse des droits de chacun, même en période de crise démocratique.







