À ce jour, 22 personnes ayant été en contact avec des cas positifs à l’hantavirus ont été identifiées en France. L'état de santé d'une passagère française de croisière, hospitalisée à l’hôpital Bichat de Paris, suscite des inquiétudes. Les autorités sanitaires sont sur alertes. Que savons-nous réellement ?
Il y a six ans, la pandémie de Covid-19 avait bouleversé nos vies, révélant les failles de notre préparation face aux crises sanitaires. Aujourd'hui, un nouvel acteur, l’hantavirus, fait surface à cause d'un voyage en croisière entre Ushuaia, en Argentine, et les îles du Cap-Vert. Au cours de cette expédition à bord du « Hondius », deux passagers, embarqués à Ushuaia, ont présenté des symptômes préoccupants.
Suite au décès de trois personnes, le bateau a erré sur l’océan, hésitant à accoster, rappelant des échos du « Diamond Princess » qui, au début de la pandémie de Covid, avait été confiné en mer pendant plus de deux semaines.
Une réponse rapide des autorités
La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a fait état des informations concernant cinq Français débarqués du navire qui sont désormais sous quarantaine et surveillés à l’hôpital. L'une d'entre eux a été testée positive à l'hantavirus. Son état, quoique préoccupant, a nécessité des soins immédiats.
Les autorités sanitaires ont, en outre, identifié 22 « cas-contact » ayant voyagé avec les passagers malades. Ces personnes sont conseillées de s'auto-isoler et de suivre rigoureusement les précautions sanitaires établies.
Pour contenir la propagation de la maladie, le Premier ministre Sébastien Lecornu a engagé des réunions de coordination ministérielle pour élaborer une stratégie inspirée de l’expérience Covid-19. Il est primordial d’éviter une crise sanitaire majeure et de rassurer la population face à l’inquiétude engendrée par cette situation.
Tout savoir sur l'hantavirus
Le professeur Hervé Fleury, virologue, souligne que l’hantavirus est observé par la communauté scientifique depuis les années 1950. Il se propage principalement par l'intermédiaire de rongeurs infectés, pouvant causer des infections graves. Les symptômes, qui peuvent se manifester plusieurs semaines après exposition, incluent des problèmes respiratoires. Bien que peu contagieux, l’hantavirus peut s'avérer très létal.
« L’hantavirus qui cause le HPS est peu transmissible, mais extrêmement dangereux », déclare le professeur Fleury.
Bien que le risque de propagation soit limité, l’hantavirus demeure une menace sérieuse. Les mesures renforcées en milieu hospitalier, ainsi que le suivi étroit des cas contacts, visent à protéger la santé publique.
Les réunions quotidiennes au sein du gouvernement permettront de suivre l'évolution de la situation et d'implémenter les ajustements nécessaires.







