Le parquet général a réclamé, ce mercredi 13 mai, une peine de sept ans de prison à l'encontre de Nicolas Sarkozy, ainsi que de ses neuf co-prévenus. Cette demande s'inscrit dans le cadre de l'affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. En parallèle, une amende de 300 000 euros et une inéligibilité de cinq ans ont aussi été suggérées.
Les avocats généraux, qui ont pris la parole durant trois jours, attendent maintenant le verdict de la cour d'appel de Paris, prévu pour le 30 novembre. Il est à rappeler que l'ancien président avait initialement été condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs en première instance, ayant purgé 20 jours de détention à la prison de la Santé à Paris, avant de bénéficier d'une remise en liberté sous contrôle judiciaire en novembre 2025.
Dans son obstination à défendre son intégrité, Sarkozy a maintes fois affirmé qu'il n'était pas impliqué dans un quelconque financement illégal. Si la cour d'appel décidait de le condamner, il pourrait toujours faire appel en cassation.
Il convient de noter que l'ex-président a déjà été définitivement condamné dans d'autres affaires notables, notamment celles liées aux écoutes et à l'affaire Bygmalion, qui concerne un financement illégal de sa campagne électorale de 2012.







