Dans le département de la Charente-Maritime, les élus locaux ont un rôle crucial pour établir les horaires de jardinage et de bricolage, et ce, sans toujours rencontrer des difficultés. L'excès de bruit est une préoccupation sociale de plus en plus pressante. Selon Olivier Brdzega, le nouveau maire de La Ronde, "la vie quotidienne des habitants est ma priorité", soulignant l'importance de résoudre les problèmes de bruit de voisinage, mais aussi d'élagage des arbres et de vitesse des véhicules. Pour remédier à cela, l'arrêté du 12 avril 2023 met en lumière les réglementations existantes tout en introduisant un horaire supplémentaire le dimanche, de 10h à midi.
"En un mois et demi, nous avons déjà reçu plusieurs plaintes", précise le maire. Les habitants, confrontés à des nuisances sonores pendant les heures autorisées, sont nombreux à exprimer leur mécontentement. Ce nouvel arrêté vise à rappeler que le jardinage et le bricolage sont permis du lundi au samedi, de 8 heures à 20 heures. La décision de permettre des travaux le dimanche entre 10 et 12 heures a été prise pour accommoder ceux qui ne peuvent pas travailler durant la semaine.
Repos dominical
Brdzega souligne qu'il ne sera pas question d'autoriser des tondeuses dès 8 heures le dimanche. Les jours fériés restent néanmoins protégés. "Vous imaginez des bruits de travaux alors qu’on dépose une gerbe au monument aux morts ?", s’interroge-t-il. Le maire est conscient que les horaires peuvent être ajustés après consultation avec les citoyens.
En Charente-Maritime, l'État laisse aux élus le soin de définir les horaires, mais cela varie d'une commune à l'autre. Par exemple, à La Rochelle, les bruits sont autorisés de 10 heures à midi, tandis qu'à Saint-Georges-de-Didonne, les plages horaires changent en haute saison. Les différences sont notables, et les habitants sont donc invités à se renseigner auprès de leur mairie pour éviter des conflits voisins.
Un enjeu social
Le Conseil national du bruit, en liaison avec le ministère de l’Environnement, révèle que le coût social du bruit en France s'élève à 147 milliards d'euros par an, dont près de 27 milliards seraient liés aux nuisances sonores de voisinage. Dans une étude dirigée par Joanie Cayouette-Remblière, on découvre que 54% des conflits de voisinage concernent le bruit.
"Les gens ne se supportent plus, alors qu’on a tous besoin des autres", reconnait Jacky Quesson, président de l’Association des maires de Charente-Maritime. Ce constat alarmant souligne la nécessité d'un cadre réglementaire pour préserver la qualité de vie.







