Nicolas Sarkozy a récemment bénéficié d'un aménagement de sa peine de six mois d'emprisonnement ferme, issue de l'affaire Bygmalion, selon des sources judiciaires confirmées par RTL. Cette décision, qui entrera en vigueur jeudi, lui permet d'éviter le port d'un bracelet électronique, une mesure souvent prise en compte en raison de son âge, alors qu'il a fêté ses 71 ans en janvier.
Un juge d'application des peines a accepté sa demande de « libération conditionnelle », bien qu'il ne s'agisse pas d'une libération classique. En effet, l'ancien président avait déjà été astreint à porter un bracelet électronique dans une autre affaire, de février à mai 2025. En mars, il avait subi un échec lorsque le tribunal a rejeté la demande de confusion de cette peine avec celle d'un autre dossier, celui de Bismuth.
Deuxième mention au casier judiciaire
En raison de cette affaire, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 à un an d'emprisonnement dont six mois ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Cette condamnation a été confirmée par la cour de cassation le 26 novembre 2025, rendant la peine définitive.
Ce verdict représente la deuxième mention au casier judiciaire de l'ancien chef de l'État, après sa précédente condamnation pour corruption dans le cadre des affaires d'écoutes, qui lui avait valu une peine de trois ans, dont un ferme. Actuellement, il est aussi impliqué dans une autre procédure, celle du présumé financement libyen de sa campagne de 2007, pour laquelle il a déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme en première instance.
Cette évolution judiciaire soulève de nombreuses questions sur l'avenir de Nicolas Sarkozy, qui continue de faire l'objet de l'attention des médias et de l'opinion publique. L'ex-président a déjà été entendu par la justice à plusieurs reprises et son retour en cour d'appel témoigne des implications durables de ces affaires.







