Le parquet d'Angers a confirmé que le lait infantile contaminé n'est pas lié à la mort d'un bébé, décédé à son domicile le 23 décembre 2022. Des analyses récentes ont révélé que la cause du décès est une asphyxie qui semblerait involontaire, comme l'a déclaré le procureur Eric Bouillard, rapporté par Ouest-France.
Les examens toxicologiques, bien que révélateurs d'une présence de la toxine céréulide dans le lait Guigoz, n'ont pas établi de lien de causalité avec la mort de l'enfant. Le procureur a affirmé : "On écarte le lien entre le lait et le décès". À l'heure actuelle, les autorités s'attachent à recueillir tous les éléments nécessaires pour compléter cette enquête complexe sur le plan humain.
Asphyxie involontaire
Tout indique que l'asphyxie a été involontaire. La mère, dont les déclarations ont été recueillies lors de sa garde à vue fin avril, avait partagé avec les enquêteurs qu'elle avait nourri son bébé avec un lot de lait potentiellement problématique. Cette boîte de lait fait partie des produits rappelés par Nestlé dans une vaste opération mondiale pour prévenir les risques liés à cette toxine, qui peut causer des vomissements sévères chez les nourrissons.
Au cours de l'enquête, il a été établi que la mère avait dormi avec son enfant la nuit précédente, ce qui a mené à l'hypothèse actuelle de l'asphyxie. Le procureur a signalé que l'affaire requiert une attention méticuleuse en raison de ses implications humaines, rappelant que "la vie d'une mère et la perte d'un enfant sont des événements difficiles à gérer".
Alors que le dossier évolue, la communauté reste en émoi face à cette tragédie, et les experts surveillent de près les conclusions des futures analyses, contribuant à éclaircir les circonstances entourant ce drame familial.







