L'ancien Premier ministre Michel Barnier a récemment déclaré se sentir "capable d'être président de la République", même s'il souligne qu'il ne souhaite pas "personnaliser aujourd'hui" la campagne. Ce discours intervient alors que le parti Les Républicains entre dans une phase de vote pour déterminer les modalités de désignation de son candidat en vue de l'élection de 2027.
Sur le plateau de Dimanche en politique de France3, M. Barnier a affirmé : "Si vous vous demandez si je suis capable d'être président, la réponse est oui. J'ai été Premier ministre, j'ai exercé mes fonctions sans hésitation et je suis prêt à prendre d'autres responsabilités." Il rappelle son expérience, notamment lors de son mandat éphémère à l'automne 2024, marqué par une motion de censure qui l'a renversé.
L’ancien négociateur du Brexit a également indiqué qu'il travaille activement à "un bon projet pour l’avenir". Cependant, une question demeurée sans réponse le préoccupe : "Peut-on rassembler au-delà de notre camp pour l'emporter en 2027 ?"
Il a précisé ne pas être candidat à ce stade, arguant que sa priorité est d'encourager un débat d'idées. "Je souhaite que l'accent soit mis sur l'actualité et les idées plutôt que sur les personnes," a-t-il déclaré, lançant récemment une plateforme programmatique dénommée "Bâtir ensemble".
Dimanche, Barnier a informé qu'il avait voté pour définir les modalités de désignation du candidat LR, choisissant une "élection la plus ouverte possible". Les 76 000 adhérents du parti ont à leur disposition trois options : organiser une primaire fermée en juin, une primaire semi-ouverte incluant les sympathisants, ou désigner Bruno Retailleau, le président du parti, comme candidat sans attendre.
Malgré l'attente du scrutin, Barnier a déclaré se sentir "à la fois loyal et libre". Selon lui, il soutiendra le candidat choisi par les militants, tout en se réservant le droit, à l’automne, de désigner celui qui est le mieux placé pour représenter la droite républicaine et le centre.
Barnier insiste sur l'importance de l'unité face à la diversité des candidatures au sein de la droite et du centre. "Les Républicains et le bloc centriste ne peuvent pas gagner seuls car ils sont trop faibles. Ensemble, nous avons une chance, divisés, nous perdons. C'est aussi simple que cela," a-t-il affirmé, soulevant l'urgente nécessité d'unir les forces pour espérer une victoire électorale.







