Le Wall Street Journal souligne qu'une escalade des tensions pourrait se profiler, notamment avec des actions militaires ciblant des navires jugés complices du régime iranien dans un contexte de guerre au Moyen-Orient qui dure depuis plus de 50 jours.
Le général Dan Caine, chef d'État-major des armées américaines, a clairement affirmé que "les États-Unis continueront à surveiller et à renforcer leurs mesures contre tout navire sous pavillon iranien ou apportant un soutien au gouvernement de Téhéran, incluant les navires de la 'flotte fantôme'". L'objectif principal est de forcer l'Iran à rouvrir le détroit d'Ormuz, un passage Stratégique par lequel transite près d'un cinquième du pétrole mondial. Ce dernier avait été déclaré sous contrôle strict par l'Iran, ce qui a suscité l'inquiétude des États-Unis.
Téhéran réagit avec fermeté
La réponse de Téhéran n'a pas tardé. Les Gardiens de la Révolution ont averti que tout navire s'aventurant près du détroit serait considéré comme une cible légitime. "Any attempt to approach the Strait of Hormuz will be seen as cooperation with the enemy, and the offending vessel will be engaged," a déclaré un porte-parole militaire, illustrant la volonté de l'Iran de maintenir son contrôle symbolique sur cette voie maritime.
Dans le cadre de cette escalade, plusieurs incidents ont été rapportés, incluant des tirs de la part de navires iraniens contre des pétroliers battant pavillon indien, bien que sans provoquer de blessures. Cette agitation en mer se déroule sur fond de négociations troublées et de récentes sanctions renforcées par les États-Unis visant le secteur pétrolier iranien, notamment concernant des personnalités clés du régime dont le conseiller Mohammad Hossein Shamkhani.
Alors que les tensions maritimes s'intensifient, le vice-ministre des Affaires étrangères iraniens, Saeed Khatibzadeh, a fermement rejeté les menaces américaines. "Les États-Unis ne peuvent imposer leur volonté de blocus" a-t-il déclaré, tandis que l'Amérique continue de contester le passage de navires iraniens, mettant en avant une flotte de 23 navires ayant refusé de se conformer aux ordres des forces américaines.







