Lors d'une intervention sur BFMTV, Maud Bregeon a indiqué que les distributeurs ne tiraient pas profit de la crise au Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse des prix des carburants. "Nous ne constatons pas de hausses indues de marges", a affirmé la ministre, mettant en avant la conduite éthique des acteurs du secteur.
"Globalement, les distributeurs respectent les règles du jeu", a-t-elle déclaré.
Ce constat survient après que le gouvernement a envisagé d'intervenir par décret pour encadrer les marges des distributeurs, dans l'objectif de s'assurer qu'elles ne dépassent pas les niveaux d'avant le début du conflit, comme l'indique BFMTV.
Des actions pour garantir un juste prix
Les prix du pétrole ont récemment enregistré une baisse, ce qui a poussé l'exécutif à appeler les distributeurs à réduire les prix à la pompe. Selon le ministre de l'Économie, Roland Lescure, "le diesel a chuté d'environ 13,7 centimes depuis son pic. Le coût du pétrole devrait également descendre rapidement en dessous de 90 dollars le baril".
Maud Bregeon rappelle que le rôle de l'État est de veiller à ce que personne ne profite de la situation. Le gouvernement a demandé l'ouverture d'une enquête à l'échelle de l'Union européenne pour détecter d'éventuels abus des raffineurs, comme l'indique Le Parisien.
Pour Maud Bregeon, il est crucial de veiller à ce que les baisses des prix des matières premières se répercutent rapidement sur le consommateur, tout autant que les augmentations. "La vigilance reste de mise", a-t-elle précisé.
Depuis le déclenchement des hostilités, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures d'aide totalisant 130 millions d'euros, dont 70 millions destinés aux transporteurs, pêcheurs et agriculteurs. Un nouveau "paquet d'aides" pourrait être annoncé en mai pour soutenir les secteurs les plus affectés par la flambée des prix.







