Depuis leur libération sous caution en novembre, Cécile Kohler et Jacques Paris vivent toujours à Téhéran, où ils sont assignés à résidence après avoir été emprisonnés pendant plus de trois ans. Accusés d'espionnage au profit des services secrets français et israéliens, ces enseignants ont vu leurs lourdes condamnations annulées, mais les inquiétudes demeurent quant à leur situation actuelle.
Lors d'une entrevue sur Franceinfo, Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, a affirmé que le couple "tient le coup" malgré des conditions de vie éprouvantes. Il a réitéré la volonté de la France de obtenir leur libération définitive et un retour rapide à Paris.
La situation des deux enseignants français est particulièrement volatile, d'autant plus que des déclaration précises sur leurs assignations et conditions de vie ne sont pas communiquées à l'extérieur. Selon des sources diplomatiques, bien que l'Iran ait stipulé qu'ils seraient sous surveillance judiciaire, les espoirs d'une issue favorable persistent.
Les discussions autour d'une éventuelle échange de prisonniers pourraient également entrer en jeu, notamment avec le cas de Mahdieh Esfandiari, une traductrice iranienne assignée à résidence en France après avoir été condamnée pour apologie du terrorisme. L'Iran a manifesté par le passé une certaine ouverture à cette possibilité, rendant la situation d'autant plus complexe.







