Ce mardi, les 238 conseillers métropolitains vont élire leur nouveau président. Quel impact aura ce changement de gouvernance sur les 2 millions d'habitants des 92 communes ?
Depuis dix ans, la métropole est le fruit de la fusion de six intercommunalités, engendrant un véritable défi de coopération entre les villes, notamment entre la dynamique Marseille et Aix-en-Provence. Selon Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence et pressenti pour diriger la métropole, cela ressemble à un « mariage forcé ».
Cette élection s'ouvre sur un nouveau chapitre, après la défaite de Martine Vassal (LR) aux élections municipales de Marseille, qui ne se représente pas. La candidature d'Isnard, soutenue par les deux principales villes, annonce un changement significatif dans les modalités de gouvernance. Il a promis une approche pragmatique concernant des sujets sensibles tels que la propreté. « Pour les maires qui le souhaiteront, tu pourras récupérer la propreté et la gestion de tes cantonniers. Nous allons faire simple et efficace », a-t-il déclaré à ICI Provence.
Cette métropole à la carte suscite des interrogations quant à sa mise en œuvre pratique. Une collaboration étroite entre les élus, d'horizons politiques différents, sera cruciale pour sa réussite. Bien qu'Isnard ait clairement exposé sa méthode, il demeure encore flou sur ses grandes ambitions pour l'avenir.
Des compétences essentielles pour le quotidien de deux millions de personnes
L'enjeu dépasse le cadre politique ; il touche au quotidien des habitants. Les enjeux de transports en commun, incluant le métro, bus et tramway, sont cruciaux pour les déplacements des usagers dans toute la métropole, avec plus de 230 millions de voyageurs chaque année.
En outre, la métropole gère la voirie, les infrastructures routières, et l'aménagement paysager, en passant par les 28 ports de plaisance tels que ceux de Cassis et Sausset. Lutter contre l'habitat indigne, organiser les politiques locales de logement, et développer l'économie font également partie de ses responsabilités. En matière d'environnement, elle se charge de la gestion de l'eau, de l'assainissement et de la qualité de l'air, tout en veillant à la préservation de sites naturels emblématiques comme le parc national des Calanques.
Enfin, la question de la propreté et de la gestion des déchets reste centrale. Lors de la campagne municipale, le maire de Marseille, Benoît Payan, a envisagé de reprendre la compétence de propreté pour sa ville. Le résultat de cette élection pourrait donc avoir des répercussions significatives sur la qualité de vie des habitants.







