Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a révélé le 7 avril qu’environ « une trentaine » d'entreprises françaises ont déjà eu recours à des mesures de chômage partiel pour faire face aux répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient. « Pour l’instant, il n’y a pas d’afflux de demandes », a-t-il précisé lors des interviews sur Europe 1 et CNews.
En effet, la situation actuelle indique que l'activité n’est pas encore gravement impactée. « Le coût des carburants affecte néanmoins les prix et les coûts, mais nous n'avons pas observé de déclin substantiel de l'activité », a déclaré Farandou. Toutefois, il a souligné les enjeux rencontrés par le secteur du tourisme, notant une hausse des annulations de voyages. « Nous avons décidé d'apporter une aide à ce secteur en difficulté », a-t-il ajouté.
Pas de problème d'approvisionnement en carburant ni en gaz
Des dispositifs d'activité partielle longue durée (APLD) avaient été instaurés lors de crises précédentes, comme celle du Covid-19 et la guerre en Ukraine. Cependant, depuis début 2023, la possibilité d'introduire de nouveaux dispositifs de ce type est limitée. La semaine passée, le ministre s'est montré ouvert à la mise en place de « mesures de chômage partiel ciblées pour soutenir les entreprises touchées directement par la situation actuelle ».
Par ailleurs, Jean-Pierre Farandou a assuré qu'il n'y avait pour l’heure « pas de problème d'approvisionnement », ni en carburant ni en gaz. Cette affirmation intervient malgré des signes de pénurie, que le ministre attribue à « un comportement de précaution » des Français, qui « se pressent pour faire le plein ». De nombreux experts, comme ceux du blog économique Les Echos, notent que ce comportement pourrait exacerber la situation si elle se prolonge.







