Le 12 mars, Laurent Nuñez a pris la parole à la Grande mosquée de Paris, où il a suscité un débat en s’opposant à l’interdiction du port du voile pour les jeunes filles. Ses déclarations ont depuis alimenté les réseaux sociaux et sont revenues au premier plan de l’actualité.
Dans une interview accordée à BFMTV ce vendredi, le ministre de l’Intérieur, aussi chargé des cultes, a rappelé que ses mots avaient été extraits de leur contexte. « Je suis ministre de l’Intérieur, mais également en charge des cultes, ce qui implique un devoir de nuance », a-t-il déclaré.
Des mesures pour éviter toute stigmatisation
Nuñez a insisté sur le fait qu'il s’est exprimé avec fermeté sur le séparatisme et l’entrisme islamiste. Selon lui, ses propos visent à prévenir la stigmatisation de certaines communautés. « Mon rôle est de conserver le lien social et de favoriser le vivre ensemble », a-t-il ajouté. Il a affirmé que voir des petites filles voilées dans l’espace public le choque, mais qu'il est également conscient des implications socioculturelles de cette question.
Au même moment, le ministre a rappelé qu'il préparait un nouveau projet de loi sur le séparatisme qui renforcerait la législation adoptée en 2021. Il a aussi annoncé avoir demandé l’interdiction d’un rassemblement des musulmans de France, soupçonné d’être lié aux Frères musulmans, prévu au Bourget, en Seine-Saint-Denis.
Aucune ambiguïté du gouvernement
Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, a également pris la parole sur France 2 en soulignant qu’il n’existe pas d’ambiguïté dans la position du gouvernement. « Il est choquant de voir une jeune fille voilée », a-t-elle affirmé, tout en précisant que cette situation relève souvent de l’influence parentale. « Les enfants n’ont pas toujours le recul nécessaire pour faire des choix éclairés », a-t-elle déclaré. L’engagement du gouvernement dans la lutte contre l’entrisme islamiste est « sans faille » selon Bergé.







