L'entreprise Bull, spécialisée dans le développement de supercalculateurs, a annoncé vendredi son intention de recruter 500 personnes d'ici 2026, une démarche qui suit le rachat par l'État français et la séparation d'Atos. Ces nouveaux employés auront pour mission de soutenir des programmes d'innovation liés à l'intelligence artificielle et au calcul de haute performance. Actuellement, l'entreprise compte 3 000 employés, dont environ la moitié sont basés en France.
Emmanuel Le Roux, directeur général de Bull, a déclaré : "Nous avons d'importants projets en cours, et il est nécessaire de renforcer nos équipes pour garantir leur mise en œuvre." Aux côtés des ingénieurs, des ressources pour les fonctions support et commerciales seront également recherchées, et ces nouveaux postes devraient représenter un investissement de 50 millions d'euros.
Historiquement intégrée au groupe Atos, Bull s'est récemment démarquée par ses réalisations, comme le lancement de Jupiter, le premier supercalculateur "exascale" d'Europe, qui peut exécuter un milliard de milliards d'opérations par seconde. Ce projet a été salué comme une avancée majeure pour la France dans le domaine de la technologie et de la souveraineté numérique.
Une étape décisive pour la souveraineté technologique
Le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, a qualifié cette opération de "gravée dans le marbre pour la souveraineté technologique de la France". Bull, désormais entièrement sous l'égide de l'État via l'Agence des participations de l'État, a été valorisé à 404 millions d'euros. L'année dernière, l'entreprise a enregistré un chiffre d'affaires de 720 millions d'euros et prévoit d'accélérer sa croissance dans les années à venir.
Parallèlement à ces ambitions de recrutement, Bull est en pleine expansion de son site de production à Angers, où sera assemblé Alice Recoque, un supercalculateur d'une puissance inégalée. Livré en 2026 en deux étapes, ce projet implique un consortium incluant AMD, un géant américain des semi-conducteurs.







