À l'ombre des forêts ukrainiennes, la guerre, symbole de luttes et de croyances profondes, prend une dimension humaine à travers le récit de Mickaël, un Français de trente ans. Lors d'un rassemblement à l'église catholique ukrainienne de Vincennes, il a partagé son expérience de la lutte sur le terrain, rendant hommage à ceux qui ont perdu la vie.
Engagé entre octobre 2024 et août 2025 dans la Légion internationale, Mickaël a surtout œuvré dans le Donbass et la région de Kharkiv. Sa décision de partir, il la justifie par une foi catholique ardente et un sens aigu du patriotisme européen. « C’est le combat de ma vie », confie-t-il avec détermination.
La normale bruit de la guerre
Frappé par le stress post-traumatique et une blessure à la jambe droite, il témoigne des atrocités qu'il a rencontrées. Des civilités bouleversées, des visages figés par la peur, et la mort qui rôde en permanence: "Chaque fois qu'on entend un obus, rien ne prépare à ce frisson de terreur.". Ces pensées, il les exprime alors qu'il évoque une vidéo montrant des militaires se précipitant pour échapper à la mort.
La transition vers la zone de combat n'est pas sans défis. En janvier 2025, Mickaël se souvient de l'horreur manifeste du conflit, la destruction totale du paysage environnant et les conséquences de l'artillerie russe sur les civils. « La guerre est extrêmement réelle. On vit chaque jour dans la peur », raconte-t-il, montrant à la fois son courage et son humanité.
Une foi inébranlable, un patriotisme vibrant
« La foi m'a conduit en Ukraine », déclare Mickaël, qui évoque un changement radical de perspective sur Vladimir Poutine, autrefois perçu comme un grand dirigeant, maintenant considéré comme responsable de crimes atroces.
Pour Mickaël, combattre pour l'Ukraine, c'est bien plus qu'une simple mission militaire : c'est un acte de foi et de solidarité envers l'Europe. « Chaque combattant ukrainien que j'ai rencontré est un patriotique acharné. Défendre l’Ukraine, c'est défendre notre futur à tous », dit-il avec ardeur.
Un combat personnel rendu public
Bien que confronté à des questions sur ses opinions politiques, il souhaite rester concentré sur son engagement spécifique et non sur les idéologies. Les journalistes couvrant la guerre, comme Emmanuel Grynszpan du Monde, ont mentionné que la polarisation politique des soldats engagés soulève des interrogations mais qu’il ne faut pas généraliser.
Le après-guerre, un défi monumental
Rapatrié en France, Mickaël se retrouve confronté à la réalité du quotidien. « Je suis rentré, mais la guerre ne me quitte pas », raconte-t-il, conscient que la lutte intérieure continue. L'impact psychologique est lourd, et bien que la Légion internationale ait été dissoute, son esprit combatif demeure vif.
Avec un bracelet aux couleurs du drapeau ukrainien toujours serré autour de son poignet, Mickaël garde le mémoire des hommes et femmes qu'il a connus. Son rêve ? Revenir un jour là-bas, pour mener à nouveau le combat. Au fond, il s'agit d'une histoire d'engagement, de dévotion et, surtout, d'humanité.
* Le prénom a été modifié.







