Dans un contexte d'accusations croissantes, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exhorté mercredi les femmes qui pourraient avoir été victimes de l'affaire Jeffrey Epstein à se rapprocher des autorités. Ce cri du cœur survient après que des allégations concernant un diplomate français aient été révélées. "Toute la lumière doit être faite sur cette affaire effroyable et tentaculaire", a déclaré Bregeon lors d'une conférence de presse, soulignant le rôle essentiel de la justice dans cette démarche.
Les nouveaux documents publiés fin janvier, qui révèlent des noms de personnalités influentes dans le tourbillon d'Epstein, ont créé un véritable choc. Selon Radio France, un diplomate français, Fabrice Aidan, apparaît cité plus de 200 fois dans ces révélations, interpellant ainsi l'opinion publique et les médias.
La réaction du ministre des Affaires étrangères
Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, n'a pas caché son indignation face à ces révélations. En effet, entre 2010 et 2017, Aidan, qui a l'expérience de 25 ans au Quai d'Orsay, a entretenu une correspondance directe avec Epstein. Bien que ces échanges soient familiers, aucune preuve n'établit une connexion concrète entre le diplomate et les crimes sexuels commis par Epstein.
Des enquêtes en 2013 menées par le FBI et l'ONU ont également mis Aidan sous le feu des soupçons, évoquant une possible consultation de sites controversés. Mediapart et 20 Minutes rapportent qu'après ces investigations, il a quitté les États-Unis, ce que des sources gouvernementales ont confirmé. Dans ce climat de tension, la demande du gouvernement de faire entendre les voix des victimes prend une grande importance et souligne la nécessité d'une enquête exhaustive sur cette affaire complexe.







