La santé des astronautes en orbite est d'une importance capitale. Deux nouvelles expériences, développées par le professeur Marc-Antoine Custaud à l'Université et au CHU d'Angers, visent à optimiser le suivi médical des astronautes tout en minimisant leur temps de travail. Ce dispositif, connu sous le nom de Physio-Tool, intègre plusieurs capteurs non invasifs qui capturent des données précises sur divers paramètres physiologiques, notamment la fréquence cardiaque, la température corporelle, la pression artérielle et même l'activation cérébrale grâce à un boîtier de stimulation neurosensorielle.
Une des grandes innovations de ce système est sa capacité à fonctionner tout en permettant aux astronautes de poursuivre leurs activités habituelles, telles que des exercices physiques ou des recherches scientifiques. Selon Custaud, « Nous intégrons plusieurs appareils non invasifs qui donnent une cartographie complète de l’organisme. » Sophie Adenot, qui participera à la mission, n'aura besoin de porter ce dispositif que durant 90 minutes pour valider son efficacité, avant qu'il ne devienne une routine pour d'autres missions, pouvant durer jusqu'à 24 heures.
La seconde expérience, en collaboration avec l'Université de Delft aux Pays-Bas, se concentre sur l'évaluation de la perte osseuse via échographie. Comme l'explique le Pr Custaud, « Un astronaute perd 1 % de masse osseuse par mois. Et tous les astronautes ne récupèrent pas complètement leur capital osseux. » Cette perte est aggravée par des problèmes circulatoires causés par la microgravité. Les premières phases de cette étude se dérouleront sur Terre avant et après la mission. L'objectif est d'étendre cette recherche à d'autres organes, en développant une échographie miniaturisée adaptée à l'espace.
Des experts en santé et en ingénierie spatiale saluent ces avancées. Par exemple, un article de Ouest-France souligne l'importance de préserver la santé des astronautes dans des conditions extrêmes. Les résultats de ces expériences pourraient transformer notre compréhension des effets de la microgravité sur le corps humain, promettant ainsi d'améliorer la sécurité et la longévité des missions spatiales futures.







