Une famille a été appréhendée lundi dernier à Roquebrune-sur-Argens (Var) à la suite d'une enquête de plusieurs mois pilotée par le parquet de Draguignan. C'est une simple interception d'une Ferrari à près de 250 km/h qui a lancé cette investigation, menant à la découverte d’un réseau de fraude estimé à 1,8 million d'euros.
Tout débute le 14 juin, lorsqu'un contrôle routier à Orange (Vaucluse) permet aux gendarmes d'intercepter une Ferrari Portofino roulant à 247 km/h. Le conducteur, prétendant que la voiture appartenait à sa mère, voit finalement son mensonge mis à jour : la voiture est liée à une société civile immobilière qu'il gère, impliquant également sa mère, son frère et sa sœur, tous résidents du Var.
Luxure et tromperie
Les investigations révèlent un schéma financier complexe et des « flux financiers considérables liés à des activités commerciales non déclarées », selon une source du parquet. Pendant ce temps, la famille se livre à un train de vie ostentatoire, entre achats dans des boutiques de luxe et escapades à des destinations prisées, tout en se présentant comme en difficulté financière aux yeux du fisc et de la caisse d'allocations familiales.
Prochaines comparutions au tribunal
Lundi, les quatre suspects ont été interpellés dans le cadre d'une opération qui mobilisait une cinquantaine de gendarmes à Roquebrune-sur-Argens et à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Ils sont convoqués le 27 octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour répondre des accusations de travail caché, blanchiment aggravé, abus de biens sociaux et escroqueries à la CAF.
Les perquisitions effectuées ont permis de mettre la main sur trois véhicules, des biens de luxe estimés à 170.000 euros, ainsi que des biens immobiliers d'une valeur supérieure à 600.000 euros et 80.000 euros en espèces ou sur des comptes bancaires.







