Minneapolis est une fois de plus en proie à des tensions grandissantes, selon les rapports de France 24. Les récents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, provoqués par la mort tragique d'une femme lors d'une opération policière, ont poussé Donald Trump à menacer d'invoquer l'Insurrection Act, une mesure qui lui permettrait de déployer l'armée.
La ville, déjà sous tension depuis le décès de Renee Nicole Good, abattue le 7 janvier dernier, a vu un nouvel incident surgit avec le blessure d'un homme vénézuélien lors d'une opération d'arrestation par l'Immigration and Customs Enforcement (ICE). La situation s'est envenimée lorsque des milliers de manifestants se sont rassemblés pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une violence excessive de la part des autorités.
Selon le ministère de la Sécurité intérieure, le tir a été une réponse défensive du policier, qui prétendait agir pour protéger sa vie. En réponse, des manifestations ont éclaté, certaines durant plusieurs heures, durant lesquelles des mortiers d'artifice ont été lancés en direction des agents, suivis par une répression à base de gaz lacrymogènes.
Dans une déclaration sur son réseau social, Truth Social, Trump a affirmé qu'il invoquerait la loi d'insurrection si les responsables du Minnesota ne prenaient pas des mesures pour rétablir l'ordre. Ce cadre légal, utilisé pour la dernière fois en 1992, revêt une importance significative dans le maintien de l'ordre mais soulève aussi des inquiétudes concernant la militarisation des interventions policières.
Les autorités démocrates, y compris le gouverneur Tim Walz, ont critiqué cette approche, luttant pour calmer les tensions et appelant à une dé-escalade des mesures. Walz a exhorté Trump à "faire baisser la température" et à cesser sa "campagne de représailles". Leur lutte est alimentée par la peur que l'attention médiatique biaisée sur les événements n'entrave la recherche de justice pour les victimes de la violence policière.
Des experts en sécurité affirment que les tensions entre les forces de l'ordre et les manifestants à Minneapolis ne sont qu'une partie d'une problématique plus vaste touchant de nombreuses villes américaines, où l'inquiétude et la méfiance envers les forces de sécurité continuent de croître. Comme le professeur en sociologie politique Maria Hidalgo l'a souligné : "Il est crucial de trouver un terrain commun, mais la militarisation des interventions n'est pas la réponse".
Les opérations d'ICE, quant à elles, devraient également persister selon la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, qui affirme que les agents sur le terrain sont bien préparés pour faire face à la situation. En attendant, des milliers de policiers ont été déployés, augmentant ainsi une présence déjà forte dans la ville, et les collectifs de défense des droits continuent de demander des comptes concernant les violences et les arrestations.







