Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a récemment exprimé une volonté forte de normaliser les relations avec l'Arménie "le plus rapidement possible". Lors d'une conférence de presse à Istanbul, il a souligné que cette initiative est partagée par les responsables politiques azerbaïdjanais, arméniens et turcs. Fidan a déclaré : "Notre objectif est clair, il ne faut pas que diverses questions techniques nous ralentissent. Nous aspirons à ce que les accords signés entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie soient ratifiés, favorisant ainsi la normalisation de nos relations dans l'espoir d'assurer la stabilité et la prospérité de la région".
En évoquant les élections à venir en Arménie, prévues pour juin prochain, Fidan a mis en avant le rôle du Premier ministre arménien Nikol Pachinian. "Nous sommes encouragés par les résultats des sondages, qui montrent Pachinian en tête. Nous soutenons résolument son engagement constructif dans ce processus", a-t-il ajouté.
Les relations entre la Turquie et l'Arménie sont historiquement tendues, marquées par des événements tragiques du passé. Toutefois, cette volonté de rapprochement pourrait signaler un tournant significatif dans la dynamique régionale. Des experts, tels que le politologue Jean-Michel De Waele, estiment que ces avancées pourraient servir de base à un dialogue constructif : "L'engagement mutuel des deux nations est essentiel pour établir une paix durable. Les liens historiques ne doivent pas constituer un obstacle, mais un point de départ pour la coopération".
Le chemin vers une normalisation complète n'est pas simple, mais la perspective d'un accord permettra, espèrent beaucoup, de jeter les bases nécessaires à une coexistence pacifique. La couverture médiatique, notamment celle de La Provence, apporte un éclairage sur ces évolutions, insistant sur l'importance d'une approche diplomatique proactive.







