Lors de la cérémonie des vœux pour l'année 2026, Serge Rigal, président du Conseil départemental du Lot, a mis en avant l'importance de la paix et de la démocratie. Dans un contexte géopolitique instable, sa prise de parole a résonné comme un appel à la solidarité et au respect des valeurs fondamentales, notamment envers la jeunesse.
Rappelant les paroles de François Mitterrand, Rigal a invité l'auditoire à considérer les leçons du passé non seulement comme des souvenirs, mais comme des avertissements pour l'avenir. En citant des événements mondiaux tels que la guerre en Ukraine et le conflit israélo-palestinien, il a souligné que notre époque offre une liberté malheureuse de choisir son apocalypse, faisant écho à des inquiétudes croissantes sur la stabilité mondiale.
Dans un élan d’espoir, le président a insisté sur le fait que la paix n'est pas un acquis, mais un principe qui exige du courage, nuance et, surtout, le refus de la haine envers l'autre. Il a proposé que cette paix commence dans nos communautés locales, promouvant le respect et la courtoisie dans les débats publics.
Alors que des tensions agricoles s'intensifiaient avec une présence notable de tracteurs représentant diverses organisations agricoles, Rigal a dénoncé l'injustice du système agricole actuel. Il a précisé que 80 % des aides bénéficient à seulement 20 % des exploitations, un problème qu'il a attribué aux politiques européennes qui transforment l'agriculture en une industrie au détriment des agriculteurs lotois.
Le président a également mis l'accent sur l'importance d'un avenir inclusif pour la jeunesse. À ce sujet, il a souligné que l'occasion d'engager les jeunes dans les décisions sociales à travers des budgets participatifs est cruciale. Cette approche vise à leur donner les outils nécessaires pour naviguer dans la complexité de notre époque, en favorisant un engagement citoyen actif.
Face aux échéances électorales imminentes, Rigal a exhorté à défendre la démocratie contre les dérives populistes et les discours de repli sur soi. Dans un acte symbolique fort, il a annoncé l'acquisition de la célèbre tapisserie "La Liberté" de Jean Lurçat, créée en 1943, dont l'exposition prochaine au Musée de Saint-Laurent-les-Tours se veut un porte-étendard de l'espoir et de la résilience.







