En pleine tourmente judiciaire, Marine Le Pen aborde son procès en appel sous une nouvelle perspective. Selon des sources proches de l'eurodéputée, elle pourrait abandonner sa stratégie de dénégation totale, qui lui a valu une condamnation sévère lors de son procès initial. Le Parisien indique qu'elle pourrait désormais jouer la carte de la « non-intentionnalité » dans la gestion de fonds publics et interroger la responsabilité du Parlement européen dans cette affaire.
Dans un tournant sans précédent, elle a introduit une formule inédite : « si tant est qu’une faute ait été commise », mettant ainsi le Parlement européen sur le banc des accusés dès le premier jour de son procès. Cette démarche semble davantage destinée à séduire ses électeurs, alors que l'élection présidentielle de 2027 se profile à l'horizon.
Le risque d'une condamnation demeure, mais une éventuelle peine d'inéligibilité pourrait ne pas entraver sa candidature, à condition qu'elle soit inférieure à deux ans et qu'elle évite le port d'un bracelet électronique. En première instance, les juges avaient imposé une inéligibilité immédiate, arguant du refus de Le Pen de reconnaître ses fautes, comme l'a rapporté France Info.
La décision de la cour d'appel sera cruciale et déterminera son avenir politique sans attendre un éventuel recours devant la Cour de cassation. Dans le contexte actuel, cette affaire sert aussi de test pour la stratégie de Marine Le Pen avant les élections, et nombreux sont ceux qui scrutent ses choix avec attention.







