Le gouvernement costaricien a récemment annoncé avoir mis au jour un complot visant à assassiner le président Rodrigo Chaves, alors que le pays se prépare à des élections cruciales le 1er février prochain. Selon Jorge Torres, directeur de la Direction du renseignement et de la sécurité nationale, ce plan a été révélé grâce à une source confidentielle qui a signalé le paiement d'un tueur à gages.
Cette révélation survient dans un contexte tendu, où Rodrigo Chaves, qui ne peut pas se représenter, soutient sa candidate favorite, Laura Fernandez, anciennement membre de son cabinet. Des groupes d'opposition expriment leurs inquiétudes quant à une éventuelle ingérence du président salvadorien Nayib Bukele dans la campagne électorale, soulignant les liens étroits entre les deux dirigeants.
Dans un climat politique déjà sous tension, un expert en sécurité a déclaré à Le Monde: "Ce type de menace est malheureusement révélateur des enjeux de pouvoir en Amérique centrale, surtout à l'approche des élections. Les acteurs politiques sont prêts à tout pour influencer le résultat des scrutins." En effet, le Costa Rica est souvent considéré comme un bastion de démocratie dans la région, mais des circonstances telles que celle-ci peuvent affaiblir cette image.
Le président Chaves a récemment accueilli Nayib Bukele pour la pose de la première pierre d'une méga-prison inspirée du célèbre Centre de confinement du terrorisme du Salvador, un projet controversé critiqué par de nombreux défenseurs des droits humains. Il semble que ce partenariat entre les deux pays pourrait également avoir des implications sur la sécurité intérieure, notamment avec la montée des violences des gangs qui frappent les deux nations.
Alors que le climat est tendu et les élections approchent à grands pas, la véritable ampleur du complot présumé et ses ramifications pour l'avenir du Costa Rica restent à éclaircir. Ce développement suscite évidemment de vives préoccupations tant sur la sécurité des dirigeants que sur la démocratie elle-même.







