La cour suprême américaine a invalidé récemment un décret majeur de Donald Trump, confirmant ainsi le droit du sol pour les enfants nés aux États-Unis d’immigrés en situation irrégulière. Cette décision constitue un coup dur pour l’ancien président républicain.
Dans un jugement unanime, la majorité du tribunal, comprenant le président John Roberts ainsi que trois autres juges conservateurs, a annulé un décret controversé signé par Trump à son retour à la Maison-Blanche, celui-ci cherchant à abolir le droit du sol, un semblant de fondement des valeurs américaines. Ce décret avait été jugé inconstitutionnel par plusieurs juridictions inférieures.
Trump, dans une réaction fervente sur sa plateforme Truth Social, a déploré cette décision en appelant le Congrès à se mobiliser pour contourner cette réforme. "La cour suprême a maintenu le droit du sol, ce qui est très préjudiciable pour notre pays, mais nous avons des options legislatives", a-t-il souligné.
Le droit d'avoir des droits
La décision affirme que tout enfant né aux États-Unis, même de parents en situation irrégulière, est citoyen américain dès la naissance, en vertu du 14ème amendement de la Constitution. "La citoyenneté, tant par le passé qu’aujourd’hui, implique un droit d’appartenance à notre communauté politique", a déclaré Roberts.
Cecillia Wang, directrice juridique de l’ACLU, saluera cette décision comme un rappel d’une promesse fondamentale des États-Unis : "Si vous êtes né ici, vous êtes citoyen de ce pays." Elle a également souligné que ni un président ni aucun autre responsable ne peut modifier la Constitution sur un coup de tête.
À l’inverse, Stephen Miller, un des principaux conseillers de Trump, a qualifié cette décision de "scandaleuse" et a continué à soutenir que le droit du sol doit être révisé pour limiter ce qu’il considère comme une incitation à l’immigration illégale.
Selon une étude de Penn State, la suppression du droit du sol pourrait accroître le nombre d'immigrés illégaux de 2,7 millions d'ici 2045.
Un tournant significatif pour le président
Ce jugement s’ajoute à une série de revers juridiques pour Trump, qui avait déjà assisté à des audiences de la cour, démontrant l’importance cruciale qu’il accorde à la question de l’immigration. La décision de la cour suprême renforce les principes d'égalité et de justice qui ont été des piliers de l'identité américaine.







