Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a exprimé ce jour-là une mise en garde claire : toute intervention de forces françaises ou britanniques dans le détroit d'Ormuz serait accueillie par une "réaction décisive et immédiate" de l'armée iranienne. Son avertissement est survenu après que Paris et Londres aient annoncé l'envoi de navires militaires dans cette zone stratégique, traditionnellement considérée comme sous la supervision de l'Iran.
Gharibabadi a déclaré sur X (anciennement Twitter) : "Nous leur rappelons qu'en temps de guerre comme en temps de paix, seule la République islamique d'Iran peut garantir la sécurité dans ce détroit, et aucun autre pays ne sera toléré pour s'ingérer dans ce domaine." Cette affirmation souligne la détermination de l'Iran à défendre ce passage maritime crucial, par lequel passe environ un cinquième des ressources pétrolières mondiales.
La France et le Royaume-Uni ont justifié leur déploiement en évoquant la nécessité de renforcer la sécurité maritime dans la région, en attendant une résolution pacifique des tensions entre l'Iran et les États-Unis. Le gouvernement britannique a précisé qu'il s'agissait d'une initiative pour protéger les routes maritimes et éviter toute escalade de conflit, pointant du doigt les récentes attaques de navires dans la région.
Cependant, l'analyse des experts internationaux, comme l'économiste Georges Moustaki, met en lumière la complexité de la situation : "L'envoi de troupes étrangères dans cette région tendue risque de exacerber les conflits plutôt que de les désamorcer. L'Iran a clairement signifié que toute percée de forces extérieures ne serait pas bien accueillie. Une crise pourrait être à nos portes si les provocations continuent."
Le général de brigade Hossein Salami, commandant de la Garde révolutionnaire iranienne, a également fait des déclarations similaires, affirmant que l'Iran prendrait toutes les mesures nécessaires pour défendre ses intérêts régionaux. Alors que les tensions s'intensifient, le monde retient son souffle, observant de près les événements qui se déroulent dans ce détroit vital.







