Les crypto-rapts, un terme désignant les enlèvements pour dérober des cryptomonnaies, connaissent une recrudescence inquiétante sur le territoire français. Victimes de ce phénomène sont de plus en plus souvent des particuliers ciblés à leur domicile, une situation qui interpelle les forces de l'ordre par son intensité et sa brutalité.
Le 7 mai dernier, Renaud Gaudeul, procureur à Bordeaux, a rapporté que trois personnes, dont un mineur, avaient été mises en examen en lien avec une affaire de crypto-rapt survenue le 23 mars. Un événement tragique a frappé la Haute-Garonne, où une femme de 57 ans a été séquestrée chez elle, après avoir ouvert sa porte à un individu qu’elle croyait être un livreur. Le Colonel Quentin Petit a souligné la violence des agresseurs : "Trois individus cagoulés surgissent de derrière des arbres pour forcer la victime à révéler ses codes d'accès aux cryptomonnaies. En quelques instants, un montant exorbitant de 68.000 euros est transféré vers un compte tiers."
Des profils dangereux recrutés sur les réseaux sociaux
Alors que cette forme d'agression se généralise, Renaud Gaudeul a mis en lumière le fait que ces individus agissent souvent sur commande. "Ils proviennent de différents endroits en France et sont souvent recrutés via les réseaux sociaux. Certains sont même amenés à réaliser des missions variées, allant d'agressions physiques à des opérations liées aux cryptomonnaies, ce qui les rend d'autant plus redoutables", a-t-il expliqué.
Les enquêteurs constatent que la majorité des auteurs de ces actes sont jeunes, souvent âgés de 17 à 24 ans. Ces profils, manquant d'expérience, peuvent facilement être dépassés par la violence de leurs actions, comme l’a fait remarquer le Colonel Petit : "Ils ne maîtrisent pas totalement les codes de la criminalité actuelle, ce qui peut les mener à des erreurs fatales. Les conséquences de leurs actes sont pourtant tragiques." Le climat de peur s'intensifie, alimenté par des attaques ciblant des victimes identifiées à la suite de fuites de données, suscitant une inquiétude grandissante parmi la population et les autorités.
Source: RTL







