Avec le coup d’envoi du Mondial 2026 prévu dans un mois, la tension monte autour de la compétition. Plusieurs controverses émergent, notamment en ce qui concerne la participation de l’Iran dans un climat de conflit géopolitique, ainsi que l’augmentation vertigineuse des tarifs des billets pour les matches, qui suscitent l’indignation des supporters.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est montré ferme, confirmant que la sélection iranienne jouera bien ses trois matches de groupe aux États-Unis, malgré les demandes de délocalisation émanant de Téhéran. Dans le contexte actuel, les autorités américaines ont d’abord exprimé des réserves quant à la sécurité de l’équipe, avant que Donald Trump lui-même déclare que la participation de l’Iran était « OK ».
Malgré cela, des membres de la délégation iranienne pourraient se voir interdire de voyage en raison de leurs liens supposés avec les Gardiens de la Révolution, groupement considéré comme terroriste par le gouvernement américain. La Fédération iranienne a donc requis des garanties en matière de sécurité et d’obtention de visas pour sa délégation.
Les prix exorbitants des billets continuent de faire l’actualité : pour assister au match d’ouverture, il faut débourser 875 dollars (750 euros), tandis qu’un billet pour la finale atteint la somme astronomique de 11 000 dollars (9 400 euros). Certaines places se revendent même à plus de 2 millions de dollars, ce qui a entraîné des plaintes judiciaires contre la FIFA de la part de fans frustrés. Trump a également exprimé son mécontentement, affirmant qu'il ne débourserait pas 1 000 dollars pour un match, même aux États-Unis.
En parallèle, les transporteurs ne sont pas en reste : les prix des trajets en train pour accéder aux stades ont également explosé. À New York, un aller-retour pour le stade du New Jersey coûte désormais 105 dollars, contre un tarif habituel de 12,90 euros. Les prix des hôtels ont suivi la tendance, entraînant une baisse des réservations, comme l’a rapporté le Journal du Tourisme.
La sécurité représentera un défi majeur. Près de 100 000 forces de l’ordre seront mobilisées au Mexique pour assurer la sécurité des matches, alors que des inquiétudes subsistent quant aux opérations possibles de l'ICE, qui pourraient cibler les supporters étrangers. Les fans devront également prouver leur vaccination contre la rougeole, dont le risque a considérablement augmenté en Amérique.
Les conditions climatiques pourraient également pallier à un défi pour l’organisation, avec des températures caniculaires attendues dans certaines régions. La FIFA a donc prévu des pauses hydratation, mais certains matches, comme ceux à Boston, sont programmés à des horaires peu adaptés pour éviter les températures extrêmes.
Pour ceux souhaitant se rendre aux États-Unis, l’obtention d’un visa de tourisme ou d’une autorisation d’entrée électronique (Esta) est cruciale, mais la situation est particulièrement problématique pour les supporters haïtiens, dont la demande de visas a été suspendue depuis 2025.







