À compter du 1er juillet, une mesure tant attendue pour les auto-entrepreneurs libéraux sera mise en place : la cotisation pour une retraite complémentaire. Ce changement, issu du décret n° 2024-484 du 30 mai 2024, répond à une demande exprimée par la Fédération Nationale des Autoentrepreneurs.
Une retraite complémentaire généralisée
Cette réforme met un terme à une situation que beaucoup considéraient injuste. En effet, jusqu'à présent, les libéraux rattachés au régime général ne contribuaient pas à une retraite complémentaire, contrairement à leurs homologues du secteur privé. Grâce au décret du 30 mai, tous les autoentrepreneurs libéraux sous ce régime seront désormais tenus de cotiser pour leur retraite complémentaire, ce qui aligne leur situation sur celle des autres travailleurs indépendants.
Évolution des cotisations sociales
En 2022, les taux des cotisations des autoentrepreneurs avaient été réduits : 21,1 % pour ceux affiliés au régime général. Toutefois, la mise en place d'une retraite complémentaire s'accompagne d'une augmentation inéluctable des cotisations. Sur trois ans, les taux vont subir des hausses progressives, atteignant 26,1 % en 2026. Voici le détail des nouvelles cotisations :
- 2024 : 23,1 % (juillet-décembre)
- 2025 : 24,6 %
- 2026 : 26,1 %
Les libéraux rattachés à la Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse (Cipav) verront également leur taux passer de 21,2 % à 23,2 % dès 2024, avec une nouvelle répartition des cotisations entre les différentes branches.
Les inégalités parmi les autoentrepreneurs
Il est important de souligner que seuls les auto-entrepreneurs libéraux affiliés au régime général de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) étaient exclus de la retraite complémentaire jusqu’ici. Ce changement découle du rattachement des nouveaux entrants, depuis 2018, au SSI, contrairement à ceux déjà affiliés à la Cipav. Ce système a donc créé des disparités au sein de la profession, avec de nombreux autoentrepreneurs n'étant pas conscients de leurs droits jusqu'à présent. Cette mesure vise à rétablir une certaine équité entre les professions libérales.







