Des élus du parti démocrate manifestent leur inquiétude concernant certains des pardons accordés par l’ancien président américain Donald Trump, accusés d'être le fruit de transactions douteuses. Le représentant Dave Min (Californie) et le sénateur Peter Welch (Vermont) ont lancé une enquête pour éclaircir les soupçons de pots-de-vin liés à ces grâces controversées.
« Ces grâces posent des interrogations sérieuses sur la transparence et l'éventuel abus de pouvoir », a déclaré Min, soulignant que certaines pardons touchent des personnalités condamnées pour des crimes financiers graves.
Parmi les cas figure Changpeng Zhao, le patron de Binance, qui a plaidé coupable de violations des lois anti-blanchiment avant de bénéficier d'une grâce présidentielle. Les enquêteurs soulignent un lien potentiel entre Binance et World Liberty Financial, une société propriété de la famille Trump.
Un autre dossier sombre concerne Trevor Milton, ancien dirigeant de Nikola, qui avait été condamné pour fraude. Après avoir versé des millions à la campagne de Trump, il obtint une grâce en mars 2025. Ces relations suscitent des inquiétudes quant à l’intégrité des décisions de grâce.
Des graciés devront justifier leurs liens
Les démocrates craignent que ces grâces aient été accordées à des donateurs influents. Dix-sept d’entre eux ont été contactés dans le cadre de l’enquête pour examiner l’influence des contributions financières sur les décisions de grâce.
« En cette période où la confiance du public s’effrite, le Congrès doit assumer son rôle et s’assurer que nul n’est au-dessus des lois », insistent Min et Welch.
Un impact financier inquiétant
Au-delà des conflits d'intérêts potentiels, les démocrates soulignent les conséquences financières désastreuses des grâces sur les victimes d’actes frauduleux. Ils estiment que les décisions de Donald Trump ont conduit à la perte de centaines de millions de dollars en amendes et indemnités dues aux victimes.
« Ces pardons frappent les victimes deux fois. Les coupables échappent à leur responsabilité, et les victimes ne reçoivent même pas ce qui leur est dû », a déclaré Dave Min à CBS News.
Bien que les démocrates n’aient pas les moyens de forcer les témoignages, ils annoncent que ces grâces pourraient devenir un axe majeur de leur programme si ils regagnent le contrôle du Congrès lors des prochaines élections de mi-mandat.







