Lors d'une interview sur franceinfo le 7 mai, Aurore Lalucq, membre de Place Publique, a abordé les effets économiques du conflit au Moyen-Orient sur la population française. "Si tout se remettait à fonctionner comme avant cette crise, les répercussions économiques seraient déjà de deux ans à encaisser", a-t-elle déclaré.
Sonia Chironi : Cette crise des carburants ne serait-elle pas une occasion pour investir massivement dans le ferroviaire ?
France Info : Absolument. Comme vous l'avez mentionné, beaucoup de Français se tournent vers le train. Cela représente une solution viable face à cette crise. Ajuster les prix des billets de train pourrait également aider à gérer notre consommation de carburants. Saluons également l'importance de communiquer des informations vérifiées en cette période de désinformation.
Parlons de la crise des carburants. Que préconiseriez-vous si Raphaël Glucksmann était élu ?
Aurore Lalucq a salué la décision d'Emmanuel Macron de positionner le porte-avions Charles de Gaulle près du Détroit d'Ormuz. "Cette décision était essentielle. La France agit en coalition, ce qui rassure les marchés et permet une meilleure prévisibilité économique", a-t-elle ajouté.
Concernant les conséquences de cette guerre, elle a précisé : "Le choc économique est colossal. Les chaînes d'approvisionnement sont perturbées, et nous devons être conscients des impacts à long terme sur notre économie. Cela pourrait prendre jusqu'à deux ans pour stabiliser la situation, même si tout revenait à la normale dès maintenant."
Nathalie Saint-Cricq : Pensez-vous que la France agit suffisamment par rapport à d'autres pays européens concernant la crise des prix du carburant ?
"Je suis optimiste, car le débat économique devient plus rationnel. Cependant, certaines voix, comme celles du Rassemblement national, affirmaient que la France profitait de la crise, ce qui est faux. Nous devons envisager des aides ciblées, mais aussi taxer les superprofits, ce que le gouvernement hésite encore à faire. Une vigilance constante est nécessaire pour adapter notre réponse à la situation", a-t-elle conclu.
Ce texte est un extrait de l'interview complète disponible en vidéo.







