Des installations militaires américaines au Moyen-Orient ont été sévèrement endommagées par des bombardements iraniens, selon une récente enquête de CNN. Au moins 16 sites répartis dans huit pays ont été touchés, ce qui représente une majorité des positions militaires américaines dans cette région stratégique.
Les frappes, qui se sont intensifiées au cours de six semaines, ont causé des dommages considérables à des infrastructures cruciales. Des systèmes radar de pointe, des avions, des hangars et des quartiers généraux ont toutes été affectées, et les réparations pourraient atteindre jusqu'à 5 milliards de dollars, selon des sources à la NBC News.
Un responsable anonyme de la défense a confié à NPR que les informations sur les pertes n'avaient pas été rendues publiques par l'administration américaine, qui semblait vouloir minimiser l'ampleur des dégâts. Des installations en Jordanie, au Koweït, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite ont subi des destructions majeures.
En plus de pertes humaines, l'Iran a ciblé des équipements de communication essentiels. Des radômes, qui protègent des antennes paraboliques critiques, ont été détruits, laissant une seule structure intacte au camp d'Arifjan, au Koweït. "L'Iran a réussi à frapper avec une précision impressionnante, et nos systèmes radar sont devenus nos ressources les plus précieuses", a déclaré une source militaire à CNN.
La base Buerhring, au Koweït, a également subi d'importantes frappes. Pour illustrer l'ampleur de la destruction, des images de la base, où des soldats célébraient un karaoké, ont été diffusées avant de montrer des bâtiments calcinés après plusieurs semaines de bombardements.
Des experts s'accordent à dire que ces attaques ont marqué un tournant dans la dynamique des conflits au Moyen-Orient. Selon des analystes militaires, l'Iran a pour la première fois réussi à appliquer une technologie sophistiquée pour frapper des cibles précises, une méthode qui imposerait de sérieuses interrogations sur les capacités d'interception des États-Unis dans la région.
Le Financial Times avait en outre révélé que l'Iran s'était procuré un satellite espion chinois en 2024, augmentant considérablement ses capacités de surveillance. "C'est la première fois que les États-Unis affrontent un adversaire avec des satellites capables de capturer des images d'une telle précision", conclut CNN.







