Des militants de Renaissance s'expriment pour désigner leur candidat à la présidentielle

Renaissance décide du mode de désignation de son candidat pour la présidentielle 2027.
Des militants de Renaissance s'expriment pour désigner leur candidat à la présidentielle
Le logo de "Renaissance", le nouveau nom du parti présidentiel, lors d'un congrès des adhérents de La République en marche (LREM), le 17 septembre 2022 à Paris - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP
Réunis ce lundi, les militants de Renaissance ont majoritairement opté pour une désignation de leur candidat à la présidentielle par le Conseil national, suivie d'un vote des adhérents.

Cette réunion marque une nouvelle étape significative pour la candidature de Gabriel Attal. En effet, les militants de Renaissance se sont prononcés en faveur d'une désignation par le Conseil national, qui représente le parlement du mouvement, avec un vote des adhérents en complément, comme l'a rapporté le parti ce lundi 4 mai.

Les discussions au sein du bureau exécutif, dirigées par deux figures historiques du parti, Jean-Marc Borello et Bariza Khiari, ont souligné que 70% des militants consultés privilégiaient la désignation du candidat par le Conseil national, contre 15% chacun pour une primaire interne ou ouverte. Ce choix a été validé par le bureau exécutif par un vote de 60 voix pour, sans opposition, ce qui démontre un soutien solide à cette stratégie.

Le Conseil national se réunira le 12 mai pour prendre une décision définitive à ce sujet. Si la désignation de Gabriel Attal est ratifiée, un vote des adhérents aura lieu dans les dix jours qui suivent, et celui-ci pourrait être déterminant pour l'avenir du mouvement. Attal, bien que n’ayant pas encore confirmé sa candidature, montre des signes clairs de préparation, notamment avec la parution de son livre En homme libre et ses multiples engagements publics.

Absence d'Élisabeth Borne

Le choix du mode de désignation revient au Conseil national, actuellement présidé par Élisabeth Borne, qui n'était pas présente à cette réunion, ajoutant une dimension d'incertitude à la situation. Sa distanciation par rapport à Attal pourrait relancer les spéculations concernant les alliances au sein du parti.

Par ailleurs, la ministre Aurore Bergé a représenté la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, lors de cette séance cruciale. Selon de nombreux analystes, l'absence de Borne pourrait influencer les décisions concernant le soutien à Attal, qui se positionne fermement comme un candidat potentiel pour l’Élysée.

Le député des Hauts-de-Seine a su capitaliser sur le parti Renaissance, semblant s’orienter vers une véritable aimantation des électeurs, alors même que le paysage politique français se redessine. Sa stratégie de communication et ses interventions successives témoignent de son aspiration à capter l'attention des médias et du grand public.

Lire aussi

L'importance de l'État de droit face à la montée des populismes, selon Lecornu
Sébastien Lecornu appelle à défendre l'État de droit en France, menacé par les populismes et les dérives autoritaires. Analyse des enjeux contemporains.
13h10
Nommer Emmanuel Moulin à la Banque de France : une controverse politique s'intensifie
La nomination d'Emmanuel Moulin à la Banque de France fait débat, suscitant critiques et interrogations sur la transparence politique.
10h27
Édito
Patrick Bruel confronté à des accusations graves. Élues et fans débattent de son avenir sur scène.
08h03
Interdiction des mariages avec des étrangers en situation irrégulière : le soutien dépasse les 70 % en France
Découvrez les résultats d'un sondage CSA révélant que 73 % des Français veulent interdire les mariages avec des étrangers en situation irrégulière. Une analyse des opinions générationnelles et politiques.
06h12
Enquête sur Édouard Philippe : entre détournement de fonds et harcèlement moral
Plongée dans l'enquête du Parquet national financier visant Édouard Philippe, ancien Premier ministre, pour détournement de fonds publics et harcèlement moral.
05h03
Edouard Philippe sous le feu des enquêteurs : révélations troublantes
L'enquête du PNF sur Edouard Philippe révèle des accusations graves de détournement de fonds et de harcèlement moral. Détails ici.
20 mai