Au large du Cap-Vert, le navire suspecté d'être un foyer d'hantavirus, le MV Hondius, reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert. Depuis le 11 avril, la croisière a tourné au cauchemar avec le décès d'un premier passager.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré dimanche 3 mai: "Un cas d'infection à hantavirus a été confirmé, et cinq autres sont suspectés. Au total, trois des six affectés ont succombé, tandis qu'une personne est en soins intensifs en Afrique du Sud."
Ce foyer d'hantavirus, maladie transmise par des rongeurs pouvant entraîner un syndrome respiratoire aigu, soulève des préoccupations, bien que, selon l'OMS, le risque de propagation demeure faible.
Des mesures de précaution strictes à bord
La compagnie Oceanwide Expeditions a indiqué que des mesures strictes de précaution sont mises en place sur le navire, y compris l'isolement, des protocoles d'hygiène renforcés et un suivi médical étroit. Bien que le bateau ait demandé l'autorisation d'accoster à Praia, la capitale du Cap-Vert, cette demande a été rejetée pour protéger la population locale.
"Les autorités envisagent d'atteindre Las Palmas ou Tenerife, où des contrôles médicaux supplémentaires pourront être effectués," a précisé le communiqué.
Ce tragique épisode pourrait renforcer le débat autour des mesures sanitaires en mer, surtout pour les croisières internationales. Des experts soulignent l'importance d'un suivi rigoureux dans le contexte actuel, où la santé publique est mise à rude épreuve. Des références à une activité maritime accrue et à des normes sanitaires professionnelles sont en discussion dans des médias comme Le Monde.







