Abdelkarim B., âgé de 41 ans, se retrouve au cœur d'une enquête judiciaire pour "meurtre par conjoint" et "enlèvement d'un mineur" après la disparition de Manon Relandeau le 27 mars dernier. Notons qu'il a quitté le territoire français le 2 avril, emmenant leur fille de quinze mois, Inaya, avec lui. Depuis, il est introuvable.
Selon Presse Océan, Abdelkarim, également connu sous le nom de Karim, est originaire d'Algérie, né le 2 novembre 1984. Fils d'une famille de classe moyenne, il est le cadet d'un frère et d'une sœur et a grandi à El Affroun, une commune près de Blida. Des amis d'enfance évoquent un homme jovial, mais également marqué par l'influence d'un père souffrant de troubles psychologiques.
En 2005, il commence des études universitaires qu'il abandonne peu après pour tenter sa chance en France. Arrivé à Bordeaux, il pose finalement ses valises près de Nantes en 2022, rencontrant Manon sur Internet. Le couple a établi son foyer à Saint-Étienne-de-Montluc, où leur fille est née début 2023.
La vie du couple se déroulait relativement discrètement, mais Abdelkarim n’était pas un inconnu pour la justice. En 2019, il a été reconnu coupable de violences conjugales à l'encontre d'une ancienne partenaire et a purgé une peine de prison avec sursis. Manon avait-elle connaissance de son passé judiciaire ? C'est une question qui reste en suspens.
Des amis et connaissances du couple rapportent qu'Abdelkarim aurait exercé une certaine "emprise" sur Manon, notamment poussée par une jalousie exacerbée concernant ses relations avec d'autres hommes.
Des indices troublants avant la fuite
Les autorités, avec le soutien d'une cellule spéciale de quinze enquêteurs, scrutent les derniers jours du couple avant leur départ. Fait intriguant, quelques jours avant son envol pour l'Algérie, Karim a été vu en train de s'occuper des animaux de la ferme de sa compagne, alors qu'il n'était pas habituellement impliqué dans cette tâche.
Le compte Messenger de Manon a également été utilisé par une tierce personne depuis sa disparition. Des messages ont été envoyés, affirmant qu'il était agréable d'avoir sorti les derniers animaux dehors. Cette situation soulève d'innombrables interrogations.
Quant à Abdelkarim, ses amis en Algérie assurent qu'ils ne l'ont pas vu revenir à Blida depuis plusieurs années. Pour l’heure, il demeure présumé innocent, malgré l'ombre de son passé qui plane sur cette affaire tragique.







