Une récente recherche menée par l’Inserm met en avant qu’utiliser moins de cosmétiques peut entraîner une diminution rapide des polluants présents dans l’organisme. Mais quels produits devraient être évités en priorité ? Notre enquête sur cette question met en lumière les résultats d’une étude significative.
Les chercheurs grenoblois ont proposé à une centaine d’étudiantes de réduire leur utilisation de cosmétiques. Au bout de seulement cinq jours, les analyses ont montré une baisse significative des traces de polluants dans leurs urines. Ces résultats soulèvent des questions cruciales sur les effets de notre routine beauté sur la santé.
Il n’est pas surprenant que les cosmétiques contiennent une multitude de substances chimiques, dont certaines sont jugées problématiques. En effet, ces produits peuvent renfermer des perturbateurs endocriniens, qui affectent notre système hormonal et peuvent induire des effets néfastes sur la reproduction et le développement.
Crèmes, fonds de teint, parfums...
La professeure Laurence Coiffard, cosmétologue à l’université de Nantes et spécialiste dans le domaine, a été interviewée par RTL sur ce sujet. Selon elle, certains filtres UV, notamment l’octocrylène, suscitent de vives inquiétudes. Présent dans divers produits tels que les crèmes solaires, les crèmes de jour, et même des maquillages, cet ingrédient soulève de sérieuses interrogations quant à son innocuité.
Ces conclusions nous encouragent à réfléchir sur les cosmétiques que nous utilisons quotidiennement et à envisager des alternatives plus sûres. Dans un contexte où la santé publique est déjà fragilisée par divers facteurs environnementaux, réduire notre exposition à des substances chimiques par le biais de notre routine de soins pourrait s'avérer nécessaire.







