L'ancienne vice-présidente américaine, Kamala Harris, a récemment suggéré qu'elle pourrait envisager de se présenter à nouveau aux élections présidentielles de 2028, malgré sa défaite lors de la dernière élection face à Donald Trump en 2024. Lors d'un forum organisé par le révérend Al Sharpton à New York, Harris a laissé entendre qu'elle réfléchissait sérieusement à cette possibilité. "Écoutez, je pourrais. Je pourrais, j’y réfléchis", a-t-elle déclaré, suscitant des applaudissements de l’auditoire.
Depuis sa défaite, Harris, qui était la première femme et première personne noire à accéder au poste de vice-présidente, a entretenu un flou sur son avenir politique. Elle a intensifié ses déplacements à travers les États-Unis pour promouvoir son livre 107 jours, un récit de sa campagne abrégée après le retrait inattendu de Joe Biden en juillet 2024. Elle y aborde également ses relations avec l’ancien président et son équipe.
Son intention de continuer sa tournée promotionnelle jusqu’en 2026 a été interprétée par certains observateurs comme un indice de son ambition renouvelée pour la Maison Blanche. Alors que le paysage politique démocrate commence à se diversifier, des figures comme Gavin Newsom, actuel gouverneur de Californie, et Pete Buttigieg, ancien ministre des Transports, expriment également des ambitions présidentielles. Alexandria Ocasio-Cortez, une voix influente de la gauche américaine, pourrait également entrer dans la course.
L'expert en politique, Dr. Jonathan Ide, explique : "Harris doit faire face à une compétition croissante au sein du parti. Sa capacité à mobiliser le vote progressiste sera cruciale pour sa candidature future." Un sondage récent a montré qu’un bon nombre d’électeurs démocrates restent ouverts à sa relance, mais la lutte s'annonce ardue avec l'émergence de nouveaux candidats.







