L'opposition, emmenée par Péter Magyar et le parti Tisza, est souvent citée comme en mesure de remporter les élections législatives de ce dimanche, une possibilité qui pourrait mettre un terme aux seize années de pouvoir de Viktor Orbán. Des sondages indépendants indiquent une tendance favorable pour cette coalition, synonyme de changement dans le pays.
Les bureaux de vote ont ouvert à 6 heures du matin (4 heures GMT) et fermeront à 19 heures. Environ 7,5 millions d’électeurs en Hongrie, ainsi que plus de 500 000 à travers le monde, se prononceront pour des candidats issus de cinq partis dans un système électoral majoritaire mixte, dont le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, tire encore un avantage significatif.
Les résultats des sondages des instituts indépendants prédisent une victoire ample du parti Tisza, dirigé par l’ancien ministre et pro-européen Péter Magyar. Ce dernier, en l’espace de deux ans, a su fédérer une opposition capable de rivaliser avec Orbán, dont la popularité a été affectée par divers défis économiques.
Le soutien inattendu de Donald Trump
Du côté de Viktor Orbán, des institutions proches du pouvoir tablent sur une nouvelle victoire de la coalition Fidesz/KDNP, qui vise un cinquième mandat consécutif. Cependant, des signes de préoccupations grandissantes se font sentir au sein du parti, d'autant plus que le soutien de Donald Trump, l'ancien président américain, se renforce. Trump a exprimé des messages de soutien, qualifiant Orbán de champion contre l'immigration et défenseur de la « civilisation occidentale ».
Plus récemment, le vice-président de Trump, JD Vance, a fait le déplacement à Budapest pour faire l'éloge des accomplissements d’Orbán et condamner les ingérences de l'Union européenne, une position qui résonne chez de nombreux Hongrois. La relation entre Orbán et Trump, ainsi que des mouvements d'extrême droite à l'échelle mondiale, affiche un soutien mutuel fondé sur des valeurs communes.
Orban est aussi connu pour ses liens avec le président russe Vladimir Poutine, ayant souvent critiqué les sanctions de l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine. Son régime est souvent cité comme un modèle de démocratie illibérale, attirant ceux qui cherchent à galvaniser des idéologies similaires à travers le globe.







