Alors que Washington et Téhéran ne négociaient que par l’intermédiaire d’un médiateur, les délégations des deux pays se sont rencontrées lors de discussions amorcées samedi 11 avril à Islamabad.
Les États-Unis, le Pakistan et l’Iran ont entamé, samedi, des pourparlers trilatéraux pour tenter de mettre un terme au conflit démarré le 28 février dernier avec l offensive israélo-américaine contre l'Iran. Un responsable de la Maison-Blanche a confirmé que les discussions se faisaient directement, marquant une rupture avec la pratique récente où les négociations se déroulaient dans des pièces séparées par l'intermédiaire d'intermédiaires.
Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a accueilli séparément les deux délégations avant le début des pourparlers. L'équipe américaine comprenait le vice-président J.D. Vance, ainsi que les envoyés Steve Witkoff et Jared Kushner, tandis qu'une photographie diffusée par le gouvernement pakistanais a montré la présence du président du parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
La télévision d'État iranienne a rapporté que deux sessions de négociations avaient eu lieu samedi, avec une troisième prévue pour le soir ou le lendemain. Ces échanges portent sur un cessez-le-feu de deux semaines récemment instauré et sur la rédaction de textes en vue de parvenir à un accord de paix durable, facilité par le Pakistan qui entretient des liens étroits avec l'Iran.
Deux destroyers américains franchissent le détroit
Parmi les points de divergence majeurs, la réouverture du détroit d'Ormuz, un axe vital pour le commerce pétrolier mondial fermé par Téhéran depuis le début du conflit. Bien qu'aucune information n'ait filtré sur les discussions à ce sujet, deux destroyers de la marine américaine ont traversé le détroit, comme l’a rapporté le Commandement central américain (Centcom), dans une opération visant à sécuriser la zone des mines marines, précédemment posées par les Gardiens de la Révolution iraniens.
Dès le début des négociations, des médias iraniens ont fait état de « progrès significatifs » réalisés, notamment sur la limitation des attaques israéliennes dans le sud de Beyrouth, alors même que l'armée israélienne a mené des frappes sur plus de 200 cibles du Hezbollah, un allié de Téhéran, au Liban, faisant des victimes importantes.
Des échanges supplémentaires sont prévus à Washington mardi entre Israël et le Liban, alors que les frappes israéliennes ont depuis le 2 mars occasionné la mort de 2.020 personnes, selon les chiffres fournis par le ministère libanais de la Santé.







