Depuis la mise en liberté de Jacques Moretti, le propriétaire du bar à Crans-Montana où ont perdu la vie 40 personnes, une vague d'indignation secoue l'Italie et les familles des victimes. Libéré le 23 janvier après le paiement d'une caution dépassant 200 000 euros par un ami, Moretti fait face à un mécontentement grandissant, jusqu'au plus haut sommet de l'État.
Ce texte est le reflet d’une émission d’information. Visionnez la vidéo pour découvrir l'intégralité du sujet.
La réaction des familles de victimes est empreinte de colère. Âgé de 49 ans, Jacques Moretti a été relâché sous conditions de contrôle judiciaire, qui incluent le paiement d'une caution d'environ 215 000 euros, ainsi que l'interdiction de quitter le pays et un pointage quotidien au commissariat. Des proches des victimes s'inquiètent d'un potentiel désir de fuite et de la disparition de preuves. "Nous sommes consternés, nous, les parents et les proches. Jacques et Jessica Moretti vont dîner ensemble alors que nous, nous pleurons nos êtres chers," déclare Laetitia Brocard-Sitre, mère d'Arthur.
Elle soulève également des interrogations sur l'origine des fonds ayant permis le paiement de cette caution : "J'espère que cet argent n'est pas d'origine douteuse. Nous avons le droit de savoir d'où cela vient."
70 blessés toujours hospitalisés
Jacques et Jessica Moretti sont sous le coup d'accusations d'homicide par négligence suite à l'incendie tragique survenu dans leur établissement. Cette nuit-là, des étincelles provenant de bougies-fontaines ont enflammé de la mousse insonorisante qui avait été installée quelques années auparavant. Malheureusement, cet incident a causé la mort de nombreux jeunes.
Le couple a été entendu à nouveau cette semaine. Leur avocat déclarant : "Jacques et Jessica Moretti s'engagent à coopérer pleinement avec les autorités. Ils pensent sans cesse aux victimes et à leurs familles." Actuellement, 70 des 116 personnes blessées par l'incendie continuent de recevoir des soins à l'hôpital, renforçant le sentiment d'urgence et d’indignation autour de cette affaire.







