INFO LE PARISIEN. Une adolescente de seulement 12 ans a été retrouvée pendue à son domicile, vendredi dernier, dans les Pyrénées-Orientales. Les autorités ont ouvert une enquête, principalement axée sur un contexte familial préoccupant.
La communauté du collège Pierre Fouché d’Ille-sur-Têt, proche de Perpignan, est en émoi. La jeune élève, scolarisée en 5e, a mis fin à ses jours tragiquement durant la nuit de jeudi à vendredi. Le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier, a annoncé que "une enquête sur les circonstances de sa mort a été ouverte". La fillette a été découverte pendue dans sa chambre par son petit frère de 7 ans et n’a malheureusement pas pu être sauvée, selon les premiers rapports de la police.
"Il s’agit bien d’un suicide, qui pourrait potentiellement avoir un lien avec du harcèlement, comme l’indique une note qu’elle a laissée", a précisé le magistrat. Toutefois, le Préfet des Pyrénées-Orientales a souligné que « l’existence de faits de harcèlement scolaire n’est pas confirmée par l’autorité académique ». Les éléments évoqués laissent penser que le drame pourrait être davantage relié à un contexte familial difficile.
Le ministère de l’Éducation nationale a déclenché des investigations, une démarche habituelle face à de telles tragédies. La décision d'ouvrir une enquête administrative sera prise dans les prochains jours, en fonction des renseignements recueillis.
Cellule d’écoute au collège
Selon les informations obtenues par l'établissement, il n'existait aucune plainte formelle de harcèlement concernant cette élève. L'école a mis en place le dispositif pHARe pour lutter contre le harcèlement, et tous les personnels ont été formés à ce sujet en mai 2025, comme l’a rapporté l’académie de Montpellier.
En réponse à cette tragédie, une cellule d'écoute a été mise en place au sein du collège, accessible aux élèves durant tout le week-end et pendant toute la durée nécessaire pour apporter le soutien dont ils pourraient avoir besoin.
Originaire de Glorianes, un petit village des Pyrénées-Orientales, la nouvelle de cette perte a profondément touché la communauté. La maire, Céline Drague-Pazican, a exprimé sa douleur : "Je n’ai pas les mots. C’est une famille d’ici qui est affectée. Nous avons échangé entre nous et nous sommes sous le choc, c’est un véritable drame". Elle précise également, "Nous devrions d’abord faire face à cette tragédie et vivre ce moment difficile avec respect et solidarité, tout en maintenant la pudeur que notre village véhicule".







