Sophie Chéênne a disparu le 2 mai 1996 à Laval, et l'énigme de son sort reste entière. L’affaire a été récemment transférée au pôle "cold-case" de Nanterre, à l'approche du trentième anniversaire de sa disparition. Les enquêteurs continuent de scruter chaque piste disponible, mais la famille de Sophie reste en proie à l’angoisse.
À l'occasion de cet anniversaire tragique, le frère de Sophie, Martial, exprime sa conviction : "On ne m’enlèvera pas de la tête qu’elle a été enlevée". Selon des sources telles qu'ICI Mayenne, l’affaire a été portée à l'attention des autorités le mois dernier dans l'espoir de raviver les investigations.
Créé pour éviter l'oubli de ces affaires tragiques, le pôle national des crimes sériels ou non élucidés vise à "faire émerger la vérité et apporter un soulagement aux victimes et à leurs proches", comme l’indique le ministère de la Justice. En trois ans d'activité, 14 dossiers ont connu des avancées notables, témoignant de l'efficacité de cette nouvelle approche.
La piste Michel Fourniret
Parmi les nombreuses pistes qui émergent, l’affairent de Michel Fourniret semble particulière. En effet, en 2005, le nom de Sophie Chéênne figure sur une liste de victimes potentielles dressée par des enquêteurs. Corinne Herrmann, avocate de la famille, souligne l’importance de certaines zones fréquentées par Fourniret : "On sait qu'ils se rendaient souvent à Nantes, où ils ont commis plusieurs actes criminels".
Me Herrmann rappelle également un cas tragique proche, celui de Natacha Danais, enlevée en 1990 par Fourniret. Elle insiste sur la nécessité de continuer à explorer les liens possibles du couple avec Laval, admettant que "la vérification des empreintes peut encore apporter des éléments cruciaux".
Des fouilles menées sans succès
Le 5 mai 2025, presque trois décennies après la disparition de Sophie, des fouilles ont été effectuées à l’emplacement de son ancien appartement. L’IRCGN a utilisé un géoradar pour investiguer le sol, mais à leur départ, aucune preuve tangible n’avait été trouvée. Ce constat laisse la famille et les enquêteurs dans l’incertitude, avec la volonté d'obtenir un jour des réponses.
Les années passent, mais la mémoire de Sophie Chéênne reste vivante dans le cœur de sa famille. Trois décennies après, cette affaire fait toujours l'objet d'une vigilance continue, avec l'espoir que la vérité finisse par éclore.







