La situation est grave et préoccupante : Manon Relandeau, agricultrice de 31 ans, est portée disparue depuis le 27 mars, et les gendarmes de Nantes mobilisent tous les moyens nécessaires pour faire avancer l'enquête. Sa disparition est considérée comme inquiétante, suscitant la mobilisation de l'ensemble des équipes de gendarmerie.
Le 27 avril, son compagnon de 41 ans a été arrêté en Algérie, où il avait fui avec leur fille de 15 mois, retrouvée saine et sauve au moment de son interpellation. Le lieutenant-colonel Caffart, responsable de la compagnie, a précisé qu'il n'existe aucun lien évident entre cette arrestation et les recherches en cours à Saint-Etienne-de-Montluc.
D'importants moyens nationaux déployés
Les investigations à la ferme du Chêne Creux se poursuivent, intensifiées par des moyens techniques nationaux, semblables à ceux utilisés lors des disparitions d'Emile Soleil et d'Agathe Hilairet. Le lieutenant Schlossman de l'Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) a précisé que deux types de drones étaient utilisés pour explorer cette zone difficile, à la fois vaste et humide, où la population est clairsemée.
Ces drones permettent la détection de toute activité humaine ou de traces de véhicules, notamment dans des zones sensibles. "Nous devons déterminer la présence de potentiels indices" souligne-t-il, en ajoutant que plusieurs interventions impliquant hélicoptères et plongeurs ont eu lieu.
La poursuite de l'enquête
Il est crucial d'identifier des preuves pour aller de l'avant. À ce jour, rien ne permet de confirmer si Manon Relandeau est vivante ou décédée, mais les enquêtes semblent converger vers l'hypothèse d'un meurtre. Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a évoqué ce scénario le 21 avril.
En tout, 40 gendarmes sont mobilisés sur le terrain, et une cellule d’enquête composée de quinze membres a été établie. "Nous sommes engagés à maintenir ces investigations", conclut un expert, avec l'espoir que les efforts portés porteront des résultats.







