L'annonce de la présidente du Département, Coralie Dénoues, a surpris l'opposition de gauche, qui voit cela comme un nouveau défi à relever.
Au conseil départemental des Deux-Sèvres, l'annonce de repas 100 % français, faite le 27 janvier, a suscité un étonnement certain parmi les membres de l'opposition de gauche. À partir de la rentrée 2026, les cantines des collèges feront le choix de s'approvisionner exclusivement en denrées françaises. « Cette annonce représente un véritable tournant pour la majorité », estiment-ils, soulignant que les prises de position antérieures du conseil indiquaient que ces questions n'étaient pas prioritaires.
La gauche reste toutefois prudente : « Si l’intention semble louable, le chemin sera semé d'embûches pour le Département, qui n'a pas toujours respecté les engagements fixés par la loi Egalim. » Rappelons que cette législation imposait un approvisionnement de 50 % en produits locaux et 20 % en bio pour les restaurants collectifs.
Des engagements à confirmer face aux attentes budgétaires
Les élus déplorent également que, sous l'ère de Gilbert Favreau, la majorité de droite ait « sabordé » sa collaboration avec Résalis, un groupement de producteurs. Selon eux, « Ce démantèlement a causé un retard considérable dans l'optimisation de notre réseau de productions locales, rendant nécessaire des efforts supplémentaires pour rattraper ce retard. »
L'opposition insiste sur l'importance d'un « engagement budgétaire conséquent pour soutenir ces promesses ». Ils se montrent inquiets de l'impact de ces changements sur le budget familial : « Nous serons attentifs à ce que cette initiative positive ne se traduise pas par une augmentation des tarifs de la cantine. »







