Dans un contexte géopolitique tendu, la Turquie a proposé de servir d'intermédiaire entre Téhéran et Washington, tout en affirmant son intention de « renforcer sa frontière » si une attaque américaine contre l'Iran se concrétise, selon les déclarations de responsables turcs.
Le général Amir Hatami, à la tête de l'armée iranienne, a conforté la détermination militaire de son pays en déclarant une disponibilité à une « riposte écrasante » face à toute menaces extérieures, après la récente acquisition de 1 000 drones stratégiques. Cette capacité a été développée en réponse aux « menaces auxquelles nous sommes confrontées » et vise à assurer une défense robuste, a-t-il précisé lors d’une interview avec la télévision d'État.
Ces drones, fabriqués en partenariat avec le ministère de la Défense, répondent aux enseignements tirés de la guerre de 12 jours entre Israël et l'Iran, illustrant ainsi l'adversité croissante dans la région. Le général a souligné que la priorité de l'armée est de se préparer à une « riposte rapide et écrasante » à toute forme d'agression.
En parallèle, en France, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a vigoureusement rejeté les accusations d'« immobilisme » concernant la réponse française aux développements en Iran, notamment liés au sort de Cécile Kohler et Jacques Paris, actuellement en détention à l'ambassade française à Téhéran. « Notre politique est active et déterminée », a-t-elle déclaré dans une intervention sur Sud Radio.
Le classement proposé par l'Union Européenne des Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste a également fait l'objet de commentaires. Bregeon a noté que ce type de décision « n’est pas neutre » et met en lumière les sanctions possiblement sévères qui émanent des institutions européennes.
Ce bras armé de la République islamique est par ailleurs pointé du doigt par des organisations des droits de l'homme pour son implication dans la répression meurtrière des récentes manifestations en Iran, qui a coûté la vie à de nombreux manifestants et a suscité des inquiétudes à l’international.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, qui a déclaré que Téhéran se défendra face à toute provocation de Washington, est attendu vendredi en Turquie, où des discussions visant à renforcer la coopération régionale devraient avoir lieu. Téhéran a affirmé par la voix de son porte-parole que la République islamique souhaite intensifier ses relations avec ses voisins, en mettant l’accent sur une politique de bon voisinage.
Nous vous invitons à suivre de près cette situation en constante évolution, à la lumière des tensions récentes, qui continuent de redéfinir les dynamiques au Moyen-Orient.







