À Maîche et Mamirolle, dans le Doubs, l'annonce d'un plan social par la direction d'Oerlikon a laissé les employés sous le choc. En décembre 2024, la direction avait annoncé la suppression de 38 postes, mais c'est finalement 39 salariés qui ont quitté l'entreprise en mai 2025, laissant une équipe réduite à 102 personnes sur les deux sites. Les employés, bien que reconnaissant que certains ont retrouvé un emploi ou se sont lancés dans des projets, demeurent inquiets pour leur avenir.
Audrey Brice, technicienne méthode et membre du CSE, souligne : "Il est essentiel de mentionner que plusieurs de mes collègues ont réussi à retrouver un emploi, ce n'est pas une catastrophe pour tout le monde". Pourtant, la situation reste tendue alors que des équipements de production, jadis essentiels, sont délocalisés en Italie, ne laissant qu'une machine pour la production locale.
Les perspectives de l'industrie du luxe sont également préoccupantes, surtout avec une consommation qui stagne et des signes d'épargne accrue chez les Français, comme l'indiquent plusieurs experts économiques. Cette situation pourrait compliquer davantage la pérennité de l'usine, autrefois connue sous le nom de "Coeur d'Or" avant son rachat.
Les salariés expriment leur inquiétude face à un avenir où des départs supplémentaires risquent d'affecter la masse salariale et le savoir-faire accumulé au sein de l'entreprise. "Nos préoccupations sont grandissantes", déclare Brice. Des échos d'une restructuration imminente et de nouvelles suppressions de postes font planer une incertitude sur l'avenir de l'entreprise et de ses employés.







