Dans une découverte inquiétante, des éleveurs de viande d'agneau situés à Gennes-Longuefuye, dans le Sud-Mayenne, ont fait face à une scène dévastatrice. Le matin du 5 janvier, ils ont constaté avec horreur que six de leurs brebis avaient été tuées et que plusieurs agneaux avaient disparu. Une plainte a été déposée auprès des autorités compétentes, selon Le Haut Anjou.
Charlène Lechat et son partenaire, Julien Sergent, restent sous le choc. Lorsqu'ils ont découvert leur troupeau en partie décimé, ils n'ont pu contenir leur consternation. Six brebis ont été retrouvées mortes et 17 agneaux ont été volés la nuit précédente. En tant que producteurs bio, ils sont profondément affectés par cet acte de violence.
Impact tragique sur le troupeau
En emmenant leur fille à l'école, l'éleveur a remarqué des brebis dans des positions étranges dans le champ. "Il a d'abord pensé à une attaque de chiens, courante dans la région, mais la réalité était bien plus sordide", explique Charlène. En examinant un des cadavres, il a tardivement réalisé qu'il semblait y avoir des impacts de balles sur une brebis.
Aussitôt alertés, les vétérinaires ont confirmé que certaines brebis présentaient des traces de balles. En outre, les éleveurs ont retrouvé "une douille de cartouche et des marques de morsures" sur les animaux, laissant supposer l'implication de personnes et de chiens dans cette tragédie. Charlène insiste sur le fait que les agneaux étaient la cible principale, puisque seule leur disparition a été constatée; "Aucune brebis n'a été emportée, même celles qui étaient mortes".
Une perte dévastatrice
Au total, six brebis ont perdu la vie, un tragique pourcentage de leur cheptel. "Cela représente une perte significative pour notre ferme", précise Charlène, exprimant sa tristesse face à la perte de certains animaux qui étaient très attachants. "Nous prenons soin de nos bêtes au quotidien, et découvrir une telle scène est dévastateur".
Appel à témoins et enquête ouverte
Charlène et son conjoint n'ont "rien vu, rien entendu" durant la nuit tragique. La ferme n’est pas équipée de système de vidéosurveillance, comme beaucoup d’autres exploitations dans les environs. Elle a donc lancé un appel à témoins via les réseaux sociaux pour tenter de retrouver les coupables. Une enquête a été ouverte par le parquet de Laval pour élucider les circonstances de cette perte tragique.
Des experts de la question animale affirment que ces actes de violence envers les animaux sont de plus en plus fréquents dans certaines zones rurale, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des éleveurs. Les agriculteurs de la région sont en effet très inquiets et demandent des mesures de protection auprès des autorités.







