La question d'une nouvelle prison à Angers semble être un défi qui perdure, un projet discuté pendant plus de 20 ans mais toujours en attente de concrétisation. En janvier 2006, Pascal Clément, alors ministre de la Justice, annonçait la nécessité de rénover la maison d'arrêt du Pré-Pigeon, située en plein cœur de la ville. Pourtant, dès 2011, il devenait évident que des mesures plus drastiques étaient nécessaires. Michel Mercier, à l'époque ministre de la Justice, soulignait la fermeture de plusieurs établissements pénitentiaires au profit d'une construction nouvelle pour Angers.
Des discussions avaient débuté pour l'implantation dans des communes comme Trélazé, où la municipalité soutenait à l'unanimité la construction d'une prison. Toutefois, cette dynamique a été freiné par une série de promesses non tenues, ce qui a conduit à une perte de confiance parmi la communauté locale et les autorités. Au fil des années, les différentes administrations ont reconnu l'urgence d'agir face à une population carcérale en constante augmentation.
D’après une étude réalisée par le Le Monde, les prisons françaises sont surpeuplées et la maison d'arrêt d'Angers ne fait pas exception. Aujourd'hui, des experts en droit pénal, comme Maître Dupont, estiment qu'il est temps d'agir de manière concrète. 'La réhabilitation des infrastructures pénitentiaires est essentielle non seulement pour la sécurité, mais aussi pour la réinsertion des détenus', déclare-t-il. Ce constat résonne avec celui des élus locaux qui, à chaque nouvel échéancier, espèrent voir un projet se concrétiser.
Pour de nombreux citoyens d'Angers, cette situation soulève des interrogations cruciales : quand cette promesse se transformera-t-elle enfin en réalité ?







