Des détonations puissantes ont résonné à travers Caracas et ses environs durant la nuit de vendredi à samedi, suscitant des préoccupations majeures. Des rapports américains évoquent des frappes militaires menées par les États-Unis, une affirmation qui a été reprise par le gouvernement vénézuélien, conduisant à l'instauration d'un état d'exception par le président Nicolás Maduro. Le président colombien, Gustavo Petro, a qualifié ces incidents d'attaque aux missiles, mais n'a pas détaillé davantage.
Les explosions ont commencé peu avant 02h00 locales et ont persisté pendant plus d'une heure. De nombreux habitants ont signalé des bruits proches de l’aéroport et du port, ainsi que des coupures d’électricité dans divers quartiers, rendant la situation encore plus alarmante.
Le gouvernement vénézuélien, dans un communiqué, a dénoncé ce qu'il appelle une « très grave agression militaire », ciblant des zones tant civiles que militaires à Caracas et dans les États voisins comme Miranda et La Guaira. Ce communiqué insiste également sur la menace que représente cette agression pour la paix internationale et accuse Washington de vouloir s'emparer des précieuses ressources pétrolières du pays.
Le climat entre Caracas et Washington est actuellement très tendu. Le président Trump a accusé Nicolás Maduro d'être impliqué dans le narcotrafic, accusation que le leader vénézuélien rejette fermement, arguant que les États-Unis cherchent à le renverser pour exploiter les vastes réserves d'hydrocarbures du pays. Selon un article de Le Monde, des commentateurs politiques suggèrent que ces attaques pourraient également être un moyen pour Trump de détourner l'attention des problèmes intérieurs aux États-Unis.
L'Iran, pays ayant des liens étroits avec le Venezuela, a été l'un des premiers à condamner ces actions militaires présumées, soulignant la nécessité de la solidarité mondiale face à l'agression.
Ce développement préoccupant souligne les tensions vécues au niveau international et pourrait avoir des répercussions à long terme sur les relations entre Washington et Caracas, selon les experts en géopolitique. Le professeur Jean-Pierre Dunac, de l’Université de Bordeaux, affirme que « Ce type de mesure militaire pourrait exacerber le climat d'hostilité et rendre les négociations plus difficiles à l'avenir ».







