Cette petite cerise issue des forêts amazoniennes est sur le point de conquérir le palmarès des superfruits en Europe, aux côtés des baies de goji et de l’acerola. Le camu-camu est en effet exceptionnellement riche en vitamine C, avec 9 g pour 100 g de fruits, mais ses vertus ne s’arrêtent pas là. Une étude récente parue dans la revue Gut suggère qu’elle pourrait jouer un rôle significatif dans la lutte contre l’obésité.
Une découverte marquante au Canada
L'auteur de cette découverte, le Professeur André Marette, travaille au Centre de recherche de l'Institut québécois des maladies du cœur de l’Université de Laval. Il a mené une expérience sur des souris nourries avec un régime riche en graisses et en sucres, entraînant obésité et diabète. Par la suite, il a introduit le camu-camu dans l'alimentation d'un groupe de ces souris. En l’espace de huit semaines, ce groupe a perdu 50% de son poids par rapport au groupe témoin, malgré un régime alimentaire peu salubre. De plus, il a été noté une amélioration de leur sensibilité à l'insuline et une protection totale contre la stéatose hépatique.
L'impact du microbiote intestinal
Selon le Professeur Marette, les effets bénéfiques du camu-camu pourraient être attribués à sa capacité à modifier le microbiote intestinal. Cette hypothèse a été corroborée par une expérience de greffe fécale. Lorsque des souris ayant ingéré du camu-camu ont été greffées à des souris non traitées, les effets sur le poids ont été reproduits, ce qui renforce l’idée d’un mécanisme lié au microbiote.







