Des affrontements entre supporters de l’Olympique de Marseille et du Paris Saint-Germain ont été évités de justesse à la gare Saint-Charles de Marseille. Alors que des fans parisiens se rendaient à Nîmes, une dizaine d’ultras marseillais les attendaient pour en découdre.
Ce samedi 14 février, après une défaite cuisante lors du dernier Clasico, où les supporters de l'OM avaient été exclus du Parc des Princes, des tensions palpables entouraient le déplacement des supporters parisiens. Ils avaient emprunté un train depuis la capitale avec l'intention, non pas d'assister à un match de football traditionnel, mais de s'engager dans un affrontement prévu avec les Toulonnais, alliés des Nîmois, dans le cadre d'un match de championnat National 2.
À leur arrivée à la gare, une trentaine de supporters marseillais étaient déjà présents, prêts à en découdre. Selon une source policière, des rumeurs sur une éventuelle confrontation avaient circulé sur les réseaux sociaux, ce qui a incité les forces de l'ordre à intervenir rapidement pour éviter une escalade de la violence.
Les policiers ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les groupuscules, empêchant ainsi l'affrontement tant redouté. Au cours de cette opération, cinq ultras marseillais ont été interpellés ainsi que placés en garde à vue, alors que les supporters parisiens ont été renvoyés chez eux pour échapper à une situation explosive.
La prévalence de ce type d'incidents souligne la nécessité pour les forces de l'ordre de rester vigilantes face aux rivalités croissantes entre supporters. Comme l’a noté un expert en sécurité, "ce genre de tensions peut s'intensifier très rapidement, surtout lorsque des groupes s'organisent en ligne". Avec le championnat de France qui attire davantage de passion, la sécurité autour des événements sportifs sera sans doute un enjeu majeur pour éviter d’autres débordements.







